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Gilet épais à capuche : le guide pour choisir le bon

Le gilet épais à capuche

Le gilet épais à capuche est une de ces pièces qu'on achète vite et qu'on regrette parfois. Trop épais et ça bulle. Trop fin et ça sert à rien. Mauvaise coupe et ça ressemble à un sac. Bonne coupe, bonne matière : on le porte trois saisons sur quatre et on ne veut plus s'en séparer. Voilà comment faire la différence avant d'acheter.

Ce que "épais" veut dire en pratique

L'épaisseur d'un gilet se mesure en grammage (grammes par mètre carré, ou g/m2). Un gilet dit "épais" commence autour de 280-320 g/m2. En dessous, c'est plutôt un gilet mi-saison. Au-dessus de 400 g/m2, on est sur un véritable manteau intérieur.

En maille, l'épaisseur dépend du point utilisé et du nombre de fils. Un point mousse ou un point torsade en laine épaisse est plus chaud qu'un jersey fin même si les deux font "gilet épais" sur l'étiquette.

Pour un usage quotidien en automne-hiver, un gilet entre 300 et 380 g/m2 est le bon compromis : assez chaud pour rester à la maison ou sortir rapidement, pas trop lourd pour se porter sous un manteau.

Le vrai du faux : "polaire épais" n'est pas synonyme de "chaud". La polaire isole moins bien que la laine ou le cachemire à grammage équivalent. Elle sèche plus vite et coûte moins cher, mais pour une vraie isolation hivernale, la laine reste devant.

Les matières : ce qui chauffe vraiment

Laine et laine mêlée : la meilleure isoleuse naturelle. La laine mérinos est douce contre la peau (pas de grattouillements) et thermorégule bien. La laine cardée classique est plus abordable mais peut piquer. Un mélange 70% laine / 30% acrylique réduit le coût et facilite l'entretien sans trop sacrifier la chaleur.

Cachemire : très chaud pour un poids très léger. Un gilet en cachemire pur est un investissement (deux cents euros minimum pour une qualité correcte) mais ça dure des années si on l'entretient bien. Éric Bompard, John Smedley, des marques spécialisées en cachemire fiable.

Acrylique : peu cher, facile à laver, mais la chaleur est inférieure. Il y a aussi ce toucher synthétique qui se sent. Un gilet purement acrylique à sept euros dans une grande surface, ça boulochera au troisième lavage et ça s'électrise. À éviter si on a le choix.

Polaire (fleece) : légère, respirante, lavée en machine sans problème. Pas la plus élégante visuellement mais très fonctionnelle. La polaire recyclée (faite à partir de bouteilles plastiques) est une bonne option écologique.

Alpaga : plus rare, très doux, hypoallergénique. Chaleur supérieure à la laine à poids égal. Les marques péruviennes équitables proposent de beaux modèles autour de cent à cent cinquante euros.

matièreChaleurDouceurEntretienPrix
Laine mérinosExcellenteTrès douceMain / machine 3060-180 euros
CachemireExcellenteTrès douceMain150-400 euros
Laine classiqueBonneMoyenneMain40-100 euros
AlpagaExcellenteTrès douceMain80-200 euros
PolaireCorrecteBonneMachine 4025-70 euros
AcryliqueFaibleVariableMachine15-40 euros

La capuche : avantage ou gêne ?

La capuche est pratique pour les déplacements rapides dehors sans bonnet. Mais elle a ses contraintes :

Sur un gilet à porter sous une veste ou un manteau, la capuche crée un surplus de volume dans le dos et dans le cou. Ça gondole, ça bossèle, ce n'est pas confortable. Dans ce cas, un gilet sans capuche est plus adapté.

La capuche doit être montée assez haut pour protéger vraiment la nuque. Une capuche qui tombe sur les épaules sans tenir sur la tête, ça ne sert à rien.

Les capuches en matière épaisse (polaire double face, sherpa) tiennent bien leur forme. Les capuches en maille fine ont tendance à s'affaisser et à se détendre. Si la capuche est l'élément principal du confort, privilégiez les modèles où elle est renforcée.

Mon avis sans détour : la capuche bordée en sherpa (cette doublure en tissu qui imite la toison), c'est très cocooning en photo mais ça fait vite "pyjama de sortie". Sur un adulte qui veut garder un minimum de style, je préfère une capuche simple sans bordure pelucheuse.

Coupes et morphologies

Un gilet épais ajoute déjà du volume. L'enjeu est de choisir une coupe qui ne transforme pas la silhouette en poire.

Coupe ajustée : suit les formes sans serrer. Donne l'air soigné. Fonctionne pour les morphologies en H ou en V. Pour les morphologies plus rondes, elle peut marquer les formes qu'on ne veut pas souligner.

Coupe droite : tombe sans suivre les formes. Confortable, neutre. Fonctionne sur toutes les morphologies. Peu valorisant si on veut une taille marquée.

Coupe oversize : la tendance actuelle. Un gilet deux tailles au-dessus, porté avec un jean slim, ça balance les proportions. Mais attention : l'oversize réel vs. l'oversize "trop grand pour vous", ça se voit. L'épaule doit tomber à un endroit qui fait sens (maximum trois centimètres sous l'épaule réelle).

La longueur compte aussi. Un gilet mi-cuisse couvre bien et se porte comme une mini-robe avec un collant. Un gilet à la taille se porte sous un manteau sans surplus de volume.

Comment le styler sans ressembler à un ragot du dimanche

Un gilet épais à capuche peut être casual ou habillé selon ce qu'on met avec.

Version weekend : gilet polaire ou laine, jean slim, baskets propres ou bottines, sac souple. Simple et efficace.

Version travail (si le code vestimentaire le permet) : gilet en maille fine à capuche discrète, pantalon droit taille haute, mocassins ou derbies. Un gilet en laine foncée remplace presque un blazer dans les environnements détendus.

Version confort total : legging épais, chaussettes hautes, gilet long. On ne va pas au bureau comme ça mais c'est parfait pour une journée à la maison ou un marché de Noël.

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Entretien pour qu'il dure

La grande erreur : mettre un gilet en laine au séchoir. Il ressort mini et feutré. Jamais.

Le lavage à la main à trente degrés avec un produit laine doux, c'est la meilleure option pour les matières naturelles. On ne tord pas, on presse doucement pour éliminer l'eau, et on sèche à plat sur une surface propre.

Pour la polaire : machine à trente degrés, sac à linge fin pour limiter le rejet de microplastiques. Pas de séchoir non plus - la polaire se déforme.

Les boulochages sur les zones de friction (aisselles, côtés, poignets) se traitent avec une pierre à boulocher. En quelques minutes, le gilet retrouve une surface nette. Deux euros en pharmacie, ça change la vie.

Contre les mites sur la laine : sachets de lavande dans le placard, et on ne range jamais un gilet sale - les taches attirent les insectes.

Écrit par

L'équipe DiYa

On teste écharpes, foulards et accessoires avant d'en parler : maille, grammage, finitions et tenue dans le temps. Des conseils matière, sans détour.

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