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Le gilet sans manche en tricot : choisir, porter, entretenir

Gilet sans manche: le mien est en tricot

Le gilet sans manche en tricot, c'est la pièce qu'on attrape sans réfléchir un matin de mi-saison. Chaud sans étouffer, facile à superposer, il s'adapte autant au bureau qu'au week-end. Reste à choisir le bon et à comprendre comment le faire durer.

Quelle matière pour un gilet sans manche ?

Tout se joue dans le fil. La laine mérinos reste le meilleur choix pour quelqu'un qui veut une pièce polyvalente : douce, respirante, pas trop lourde. On en trouve chez Eric Bompard ou aux Galeries Lafayette à des prix honnêtes - comptez entre 60 et 120 euros pour un modèle qui tient deux ou trois hivers.

La laine vierge classique est plus grattante mais souvent moins chère. Si vous avez la peau sensible au cou, prenez soin de vérifier que le col ne touche pas directement la gorge.

Le coton épais, lui, convient mieux au printemps et à l'automne. Il ne tient pas aussi bien la chaleur qu'un mérinos, mais il se lave plus facilement.

Évitez l'acrylique bas de gamme : ça bouloche après trois lavages et l'effet maille s'affaisse rapidement. On a toutes eu un gilet "pas cher" qui ressemblait à une serpillière au bout de six mois.

Coupes et silhouettes : ce qui marche vraiment

Le gilet sans manche se décline en plusieurs coupes et ce n'est pas du tout le même effet.

Le modèle droit et court (jusqu'à la taille) s'accorde bien avec une jupe longue ou un pantalon taille haute. Il crée une coupure nette et allonge la silhouette du bas.

Le gilet long descend jusqu'aux cuisses, parfois plus bas. Très utile pour masquer les hanches si c'est une zone que vous préférez discrète. Avec un jean slim, c'est une formule qui fonctionne à l'année.

Le modèle boutonné offre plus de souplesse : on l'ouvre sur une chemise ou un col roulé pour un look empilé qui marche bien quand les températures oscillent. Le modèle à enfiler est plus épuré mais moins modulable.

Mon avis sans détour : j'ai longtemps boudé les gilets sans manche parce que je les trouvais trop "mamie". Et puis j'en ai essayé un en mérinos gris à torsades, ajusté sur les côtés, et j'ai compris ce que je ratais. La coupe change tout.

Le col : un détail qui change l'ensemble

Le col V est le plus flatteur pour la majorité des morphologies : il allonge le cou et permet de glisser un col roulé dessous sans que ça fasse trop de volume au niveau de la gorge.

Le col rond est plus casual, plus chaud aussi. Il fonctionne bien avec une chemise Oxford ou un t-shirt à rayures en dessous.

Le décolleté en V profond, on en trouve dans les collections plus mode, mais il limite les possibilités de superposition. Ça refroidit vite.

Comment le porter au quotidien

La superposition est la clé du gilet sans manche. Quelques combinaisons qui marchent sans effort :

  • Col roulé fin + gilet sans manche en laine + manteau long : c'est l'uniforme de novembre.
  • Chemise blanche boutonnée + gilet en maille épaisse : ni trop habillé, ni trop détendu.
  • T-shirt basique + gilet léger en coton : pour les demi-saisons, en bureau climatisé.

Un gilet sans manche très épais peut aussi remplacer un pull par-dessus une chemise d'hiver quand le chauffage est capricieux au bureau. C'est souvent plus pratique qu'un pull car on peut se déshabiller sans défaire toute sa tenue.

Pour les hommes, le gilet sans manche à torsades sur une chemise à carreaux a un côté un peu anglais qui marche bien depuis plusieurs saisons. Les marques comme Le Slip Français ou Armor-Lux proposent des versions en laine française à des tarifs accessibles.

Entretien : comment faire durer la maille

La maille en laine ne se met pas en machine à moins que l'étiquette ne le précise clairement. Lavage à la main dans l'eau froide avec un produit doux, ou cycle laine si votre machine en a un - à 30 degrés maximum.

On sèche toujours à plat, jamais sur un cintre : le gilet s'étire et perd sa forme définitivement. Sur une serviette étalée, il retrouve sa forme initiale en quelques heures.

Les bouloches, ça arrive même avec les bonnes matières. Un rasoir à bouloches électrique (on en trouve à une dizaine d'euros en pharmacie) suffit à remettre la pièce à neuf. Deux minutes par saison, pas plus.

Rangé en été, pensez à glisser des sachets anti-mites dans le tiroir ou la boîte. La laine attire les mites et un mérinos abimé, c'est un creve-coeur.

Tableau des matières : ce qu'il faut savoir

MatièreChaleurEntretienPrix indicatif
MérinosÉlevéeDélicat60-150 euros
Laine viergeÉlevéeDélicat40-90 euros
AlpagaTrès élevéeTrès délicat80-200 euros
Coton épaisMoyenneFacile25-60 euros
AcryliqueFaibleFacile15-35 euros

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Quand le gilet sans manche n'est pas la bonne pièce

Le gilet sans manche protège le tronc mais laisse les bras entièrement à l'air. Par -5 degrés avec du vent, il ne suffit pas seul. C'est une pièce de transition ou de superposition intérieure, pas un substitut au manteau.

Pour les activités sportives en extérieur, il existe des versions sans manche en polaire ou en softshell qui sont plus adaptées. La maille en laine, elle, préfère rester au sec.

On oublie aussi le gilet sans manche avec un bas de maillot de bain en guise de "look plage décontracté" - ça ne rend service à personne.

Le gilet sans manche en tricot mérite largement une place dans la garde-robe, à condition de miser sur la matière dès le départ. Un bon mérinos dure facilement dix ans si on en prend soin. C'est peut-être le calcul le plus raisonnable qu'on puisse faire en matière de mode pratique.

Écrit par

L'équipe DiYa

On teste écharpes, foulards et accessoires avant d'en parler : maille, grammage, finitions et tenue dans le temps. Des conseils matière, sans détour.

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