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Keffieh, cheche, foulard arabe : comment choisir et nouer

Echarpe arabe

Sous le terme "écharpe arabe" on trouve en réalité plusieurs objets bien distincts : le keffieh palestinien, le cheche touareg, le guthra saoudien... Même tissu de coton, même logique de protection, mais des styles et des origines très différents. Voici comment s'y retrouver avant d'acheter.

Keffieh, cheche, foulard arabe : ce que chaque terme désigne

Le keffieh est originaire du Proche-Orient. Il se reconnait à son motif carreaux (houndstooth ou simple quadrillage) en noir et blanc, rouge et blanc, ou vert et blanc. Le tissu est fin, souvent en coton ou en mélange coton-polyester. Historiquement, il protège la tête et le cou du soleil et du sable. En Occident, il est devenu un accessoire de mode dans les années 70, revenu en force dans les années 2000.

Le cheche vient d'Afrique du Nord et du Sahel. Longue pièce de tissu (parfois 3 à 4 mètres) en coton fin ou en soie, porté en turban ou en voile autour du visage. Les couleurs sont souvent naturelles : écru, indigo, ocre. Les Touaregs en portent de bleus (d'où leur surnom "hommes bleus").

Le foulard arabe générique désigne souvent des carrés de coton ou de viscose avec des motifs orientaux - arabesques, géométriques, floraux - vendu comme accessoire de mode sans référence précise à une culture spécifique.

À noter : le keffieh a une dimension symbolique forte. Porter un keffieh noir et blanc ou rouge et blanc peut être lu comme une prise de position politique dans certains contextes. C'est à vous d'en être conscient.

Matières : coton, soie, viscose

Ces trois types d'écharpes orientales se déclinent principalement en :

Coton : respirant, lavable, robuste. Le meilleur choix pour un port quotidien ou en voyage. Le coton fin (type voile) est léger et très doux ; le coton épais (type popeline) protège mieux du vent.

Soie naturelle : plus luxueuse, plus fragile. Certains cheches haut de gamme sont en soie de Damas - un investissement pour les voyageurs fréquents ou les amateurs de beaux textiles.

Viscose / modal : bonne alternative abordable à la soie, toucher doux, drapé fluide. Moins respirant que le coton pur sous forte chaleur.

Mélange coton-polyester : présent dans beaucoup de keffiehs à petit prix. Tient bien le lavage, sèche vite, mais moins agréable contre la peau que le coton pur.

Comment nouer une écharpe arabe

Le keffieh se porte de plusieurs façons :

Autour du cou simplement : comme une écharpe classique, plié en triangle, noué ou laissé retomber devant. Ça prend trente secondes.

En foulard de tête style médina : plié en triangle, posé sur la tête, les deux pointes ramenées sous le menton et nouées à l'arrière (ou à l'avant, selon l'effet voulu). Protection soleil efficace.

Comme cache-nez : le tissu fin du keffieh permet de le passer sur le bas du visage - utile sur un vélo ou en randonnée quand le vent se lève.

En cheche enroulé : pour un cheche long, vous l'enroulez autour de la tête en partant du menton, plusieurs tours, puis vous bloquez les extrémités dans les plis. Ça s'apprend en trois tentatives, pas en une.

Le cheche est plus difficile à maîtriser que le keffieh au départ, mais une fois le geste acquis, c'est imbattable pour protéger du soleil et du sable en voyage.

Où acheter et à quel prix

TypeMatière courantePrix indicatif
Keffieh basiqueCoton/polyester8-18 euros
Keffieh coton purCoton 100%20-35 euros
Cheche basiqueCoton fin15-25 euros
Cheche qualité voyageCoton ou soie35-60 euros
Foulard oriental motifsViscose ou soie20-50 euros

Pour un keffieh authentique, les épiceries et boutiques orientales des grandes villes sont souvent moins chères que les sites généralistes. À Paris, le quartier de la Goutte-d'Or ou les marchés du 18e proposent des keffiehs coton de bonne qualité à une quinzaine d'euros. Pour un cheche de qualité, les boutiques de voyage et d'ethnique (Terres d'Aventure, certains créateurs au marché des Enfants Rouges) proposent de bons modèles.

Entretien

Keffieh : lavage main ou machine programme délicat à 30 degrés. Les couleurs des modèles bon marché peuvent déteindre au premier lavage - lavez-le seul la première fois. Séchage à plat.

Cheche en coton : même traitement. Le coton fin peut se froisser facilement ; un passage à la vapeur le remet en forme sans effort.

Soie : lavage main uniquement, eau froide, séchage à l'ombre. Pas de détergent agressif.

Mon ressenti : j'ai un cheche indigo acheté dans une boutique de randonneurs il y a quatre ans, coton très fin. Je le prends en voyage été comme hiver. En été, c'est une protection soleil ; en hiver, un cache-nez léger. Il a survécu à des dizaines de lavages main. Meilleur rapport qualité/usage d'une vingtaine d'euros que j'ai dépensé en accessoire.

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Le keffieh comme accessoire de mode : quelques points pratiques

En France, le keffieh noir et blanc est revenu dans les rayons Zara et H&M plusieurs fois. Ces versions sont en polyester souple, moins beau que le coton pur, mais accessibles et faciles à entretenir.

Si vous cherchez un modèle plus authentique, les marques de mode orientale comme Ikat Studio ou certains créateurs basés au Liban ou en Palestine proposent des keffiehs tissés à la main. Ça se trouve en ligne, comptez 40-70 euros pour un modèle artisanal.

La force du keffieh en styling : il s'accommode d'un jean et d'une veste aussi bien que d'un look plus habillé. Le noir et blanc est le plus facile à intégrer ; le rouge et blanc est plus affirmé.

Écrit par

L'équipe DiYa

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